Il est entièrement composé de matière végétale, amidon de maïs, résidu de canne à sucre ou algues. Il ne représente aujourd’hui que 3 % des emballages ménagers en France. Sauf que. Les géants de l’industrie comme Coca-Cola ou Danone espèrent assurer l’avenir de leurs produits en bouteille en verdissant leur plastique. Carlsberg ambitionne même de vendre sa bière dans un contenant en carton recouvert d’une couche intérieure en plastique végétal !

En manipulant les molécules de végétaux, les ingénieurs sont désormais capables de produire exactement les mêmes particules que celles du plastique pétrochimique comme le PET (Polyéthylène terephthalate) ou encore le PE (Polyéthylène). C’est ce que l’on appelle du plastique bio-sourcé. L’Ademe met cependant en garde contre l’utilisation de ce préfixe « bio » qui entraîne une confusion. Il ne signifie pas que le produit est issu de l’agriculture biologique ni qu’il est sans impact pour l’environnement mais seulement que sa provenance est la « biomasse ». Il s’agit en effet toujours d’une matière qui n’est pas biodégradable mais simplement recyclable dans les chaînes de valorisation des déchets.

Intertitre : Les couverts au compost

L’espoir est ailleurs. Des plastiques bio-sourcés et compostables existent. Le PLA (Acide polylactique) issu d’amidon de maïs peut être assimilé par des micro-organismes soit par des composts industriels (47 jours pour une décomposition totale) soit par un compost domestique (2 mois) voire directement dans la nature (4 ans tout de même !).

Aujourd’hui l’utilisation des surfaces agricoles pour les produits bio-sourcés est de moins de 1 %. En comparaison, plus de 70 % de ces surfaces sont utilisées pour la production de viande et de lait. Une part croissante d’agriculteurs entame une reconversion totale de leur production vers ces filières vertueuses. Dans les prairies, les épis de mais et les cannes à sucre remplacent les vaches et les agneaux.