Il n’est rien de plus difficile dans la vie que de perdre un proche. Après le déni, généralement, première phase de l’épreuve, plusieurs étapes vont s’enchaîner, jusqu’à l’acceptation. Reste que, malgré le chagrin, il faut continuer de vivre…

Assister aux obsèques est la première étape qui peut aider en ces moments douloureux et si possible même y prendre une part active en écrivant un texte, en choisissant une musique, en organisant un hommage. Toutes ces attentions portées une dernière fois à la personne disparue sont autant de façons de lui dire au revoir. En psychologie, ce sont les actes manqués qui laissent parfois le plus de traces… et le deuil n’échappe pas à cette règle. La douleur, la nostalgie, parfois même les rires sont autant d’émotions à prendre en compte dans ce processus douloureux. Il faut savoir accueillir ces sentiments mélangés : accepter sa colère, son chagrin, sa haine ou encore se sentir libre de parler de l’être disparu avec d’autres proches ou des personnes plus éloignées… Bref, ne pas refouler son ressenti est primordial pour arriver à traverser cette épreuve au mieux.

Prendre le temps et se faire aider

Chacun est différent face au deuil. Si certains mettent des années à pouvoir reprendre une vie normale, d’autres le feront plus rapidement. Dans tous les cas, des étapes quasi systématiques jalonneront le parcours : le choc, le déni, la colère et la révolte, puis la tristesse avant la résignation, l’acceptation, puis la reconstruction. 

Pour passer au mieux ces différentes phases, s’occuper le corps et l’esprit peut s’avérer d’une grande aide (lire, écrire, pratiquer un sport, rejoindre une œuvre de bienfaisance…). En aidant les autres ou en prenant au contraire, du temps pour soi, la douleur paraît moins insupportable. Il faut surtout mettre de côté sa culpabilité et accepter de se faire aider par son entourage ou un spécialiste. Car dans le deuil, la dépression peut s’installer, insidieusement, parfois. Ainsi, le deuil dépressif affecterait de 20 à 60% de la population…