Cela peut être un droit de passage mal compris, la présence de déjection d’animaux, un élagage trop négligent, un balcon lavé à grande eau, de la musique trop forte ou des travaux le week-end… Les occasions de conflits entre voisins sont (très) nombreuses mais comment réussir à apaiser les tensions ?

Avant d’arriver au contentieux ou aux combats qui rendent le quotidien pénible voire cauchemardesque, certaines démarches, à l’amiable, peuvent régler un conflit entre voisins avant qu’il ne s’envenime. La première chose à faire lors d’un différend est d’en parler de vive voix. Naturellement il convient de rester courtois et respectueux, et, même si leur tort est manifeste, et en cas de profonde exaspération, essayez d’éviter d’avoir un ton accusatoire de reproche. La communication reste le maître-mot. Expliquez calmement le problème rencontré, appuyé par des exemples le plus précis possible.

Ne pas hésiter à s’appuyer sur des textes de loi pour encourager son voisin à se conformer à certaines règles de vie commune.
Évitez, dans un premier temps du moins, d’employer la stratégie des menaces de poursuites : cette attitude ayant souvent pour effet de faire monter la tension. Si la situation n’évolue pas, choisissez la communication écrite, qui signale votre sérieux et votre détermination.  

Si les recours à l’amiable n’aboutissent pas à résoudre le litige, il peut être utile de faire appel à un médiateur (propriétaire bailleur du logement en cas de location, syndic de copropriété ou maire). Faute de consensus trouvé par ce type de démarche, l’étape suivante est de porter plainte auprès des services de police ou de gendarmerie.

Afin de prévenir un conflit, il est toujours préférable d’informer ses voisins lorsqu’on organise un événement susceptible de troubler sa tranquillité (même un week-end), lorsque l’on compte réaliser des travaux… comme toute action qui pourrait avoir une répercussion sur son environnement direct.