A l’ère du digital et de la technologie, nous subissons un mode de vie accéléré et anxiogène, nombreux ressentent le besoin de ralentir leur rythme de vie, de prendre le temps d’apprécier ce qui les entoure ! Il en va de même pour le tourisme ! S’imprégner des lieux où l’on se trouve et des gens qui y vivent est un luxe à ne pas négliger. En effet, le slow tourisme est devenu avec le temps un nouveau moyen de voyager et de profiter de ce qui nous entoure. En quoi consiste réellement le slow tourisme ? D’où vient cette pratique ? Quels sont les avantages et inconvénients ? Décryptage de cette nouvelle façon de voyager !  

Voyager autrement ! 

Par définition, le slow tourisme est une manière de voyager sur un rythme plus lent. Cette nouvelle forme de tourisme est un véritable état d’esprit. Consommer des produits locaux, favoriser des transports moins polluants ou encore séjourner chez l’habitant, profiter de la nature, se consacrer à découvrir les richesses culturelles d’un pays en profondeur, il peut s’effectuer de bien des manières. Il s’apparente notamment à des moyens plus durables et écologiques.

D’où provient cette pratique ? Découlant du mouvement slow food, originaire d’Italie en 1986, où l’objectif premier était de réapprendre à découvrir les plaisirs de la gastronomie, en prenant le temps nécessaire à la dégustation. Le slow tourisme est apparu vers les années 2000, en proposant de ralentir le rythme pour mieux apprécier toute l’expérience touristique, découvrir une destination plus en profondeur, s’ouvrir à l’environnement local et s’insérer dans une vie sociale.

Comment pratiquer le slow tourisme ? 

Quelles sont les motivations pour pratiquer le slow tourisme ?

De multiples raisons poussent les voyageurs à pratiquer ce type de tourisme. Le slow tourisme est attirant pour ceux qui se préoccupent de leur empreinte écologique. En effet, certains voyageurs privilégient des modes de transport plus lent comme le train, le vélo… Certains de ces modes de transport témoignent de la volonté des voyageurs de prendre leur temps et leur permettent de découvrir davantage le territoire qu’ils visitent. Expérimenter une destination dans son ensemble : se familiariser avec la langue puis l’apprendre, s’intégrer à la communauté en se restaurant aux endroits fréquentés par les résidents, suivre le rythme de la vie locale. Les adeptes du slow tourisme pratiquent ce mode de voyage pour des raisons budgétaires car il est susceptible de coûter moins cher de partir ainsi. Il est possible d’économiser sur le transport, il vous suffit de limiter vos déplacements. Le slow tourisme vous donne plus de flexibilité pour choisir les dates concernant vos déplacements, où les tarifs de vos billets seraient plus avantageux. 

Le slow tourisme vous permet également de lâcher prise et sortir des sentiers battus ! Cette pratique vous permet de privilégier des destinations atypiques et de rencontrer des populations locales. S’éloigner du tourisme de masse nous donne une autre perspective du voyage effectué ! Plusieurs initiatives sont effectuées : dormir chez l’habitant, pour s’imprégner encore plus de la culture du pays, et pour prendre le temps de partager. 

Découvrir des lieux atypiques et insolites de manière slow ! 

Nous pouvons prendre pour exemple une destination particulière : l’île Stradbroke dans le Queensland en Australie qui est devenue en 2006, la première slow island. Cette appellation lui permet de rejoindre les clientèles intéressées par la préservation de la nature et la rencontre des résidents. Ou encore : les Perles des Alpes (Alpine Pearls) consistent en un réseau de 24 destinations des Alpes européennes à travers l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Autriche, la Suisse et la Slovénie. Ces communautés proposent des façons simples de passer un séjour de tourisme durable. Les déplacements se font sans voiture – on s’y rend généralement en train et ensuite on se déplace en vélo, en randonnée, à cheval, en autocar ou par d’autres modes en hiver. L’objectif du slow tourisme est de privilégier la qualité que la quantité par une expérience unique. Simplement apprécier le moment présent, valoriser les petites choses qui rendent l’endroit visité unique.

Le slow tourisme nous rappelle l’importance de prendre son temps. Par simple besoin de déconnexion, de plus en plus de personnes optent pour ce mode de tourisme plus respectueux de notre environnement et de notre bien-être ! Le slow tourisme se définit plutôt par l’approche du touriste par rapport au voyage.

Le saviez-vous ?

L’époque est au ‘slow tourisme’ et à la ‘staycation’, c’est-à-dire prendre le temps de voyager… à côté de chez soi. La crise sanitaire, qui a lourdement plombé la filière touristique, a donné un coup d’accélérateur à des tendances plus anciennes, qui émergeaient bien avant les frontières fermées, les avions cloués au sol et les hôtels désertés. Bivouacs, Tiny houses, lodges sur l’eau ou dans les arbres, cabanes scandinaves : le ‘glamping’ – le camping de luxe et son cortège de spas, piscines et restaurants – a le vent en poupe. « Dans un contexte post-confinement, ces hébergements diffus sur des sites de grande superficie permettant un isolement choisi et de profiter d’une certaine autonomie en pleine nature », sans forcément partir loin, poursuit KPMG.

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